Une fiche Google Business Profile compte une trentaine de champs. Ils n’ont pas tous le même poids, loin de là : certains déplacent une fiche de plusieurs positions, d’autres ne changent strictement rien à votre classement même s’ils font plaisir à remplir.
Voici le tri, dans l’ordre d’importance réelle. Si vous n’avez qu’une heure à y consacrer, faites les trois premiers et arrêtez-vous là : vous aurez pris 80 % du bénéfice.
Avant tout : vérifiez que la fiche est vraiment à vous
Deux situations très courantes, et deux impasses :
- La fiche existe mais n’est pas revendiquée. Elle a été générée automatiquement ou créée par un client. Vous n’avez la main sur rien, et n’importe quel internaute peut proposer une modification qui sera publiée.
- La fiche est revendiquée… par un ancien prestataire. Ça arrive plus souvent qu’on ne croit. Il existe une procédure de demande de propriété : lancez-la avant toute autre chose.
Tant que vous n’êtes pas propriétaire, tout ce qui suit est hors de portée.
1. La catégorie principale
C’est le réglage qui compte le plus. Elle détermine l’ensemble des requêtes sur lesquelles Google estime que vous êtes éligible. Un mauvais choix ici plafonne toute la fiche, quels que soient vos efforts par ailleurs.
Deux pièges classiques :
- Choisir une catégorie trop large (« Entrepreneur ») quand une catégorie précise existe (« Couvreur »).
- Choisir la catégorie de ce que vous aimeriez vendre plutôt que celle de ce que vous vendez le plus.
La méthode qui marche : cherchez vos trois concurrents les mieux classés sur votre requête cible, regardez la catégorie affichée sur leur fiche, et comparez à la vôtre. Si vous êtes le seul à ne pas être dans la même, vous tenez votre explication.
2. Les catégories secondaires
Elles élargissent votre couverture sans diluer la principale — à condition de rester honnête. Trois à cinq catégories secondaires réellement liées à votre activité : bon. Douze catégories empilées « au cas où » : Google le remarque, et ça dessert la pertinence.
3. Les avis, et surtout vos réponses
Les avis agissent sur le classement et sur le taux de clic. Trois principes suffisent :
- La régularité prime sur le volume. Dix avis étalés sur l’année valent mieux que trente arrivés le même week-end — qui déclenchent, eux, une vérification.
- Répondez à tout, sous 48 h. Une réponse courte, personnalisée, qui reprend le nom de la prestation.
- Un avis négatif n’est pas une catastrophe. Une fiche 100 % 5 étoiles inspire la méfiance. Une réponse posée à un client mécontent est souvent le meilleur argument commercial de votre fiche.
Ce qui ne marche pas : acheter des avis, en échanger entre professionnels, ou offrir une remise contre un avis positif. Les trois sont détectables et sanctionnés.
4. Les services et prestations
Chaque prestation ajoutée est une occasion de dire à Google ce que vous faites, avec vos mots. C’est l’un des rares endroits où vous pouvez être exhaustif sans risque.
Listez vos prestations réelles, une par une, avec une description de deux ou trois phrases chacune. « Dépannage fuite d’eau », « Remplacement de chaudière gaz », « Entretien annuel » — plutôt qu’un vague « Plomberie ».
5. La description de l’établissement
Elle ne pèse pas lourd dans le classement, mais elle pèse sur la décision du client qui la lit. Écrivez-la pour lui, pas pour un robot : ce que vous faites, pour qui, où, depuis quand, et ce qui vous distingue concrètement. Évitez l’empilement de mots-clés, qui ne rapporte rien et se voit immédiatement.
6. Les horaires — y compris les exceptions
Sous-estimé, et pourtant : Google met en avant les établissements ouverts au moment de la recherche, et les recherches « ouvert maintenant » sont nombreuses.
Le point qui fait la différence : renseignez les horaires exceptionnels (jours fériés, congés, ponts). Un client qui se déplace pour trouver porte close laisse rarement un avis à 5 étoiles.
7. Les photos
Ajoutez des photos réelles, régulièrement — chantiers, équipe, véhicule, local, avant/après. Ce qui compte n’est pas la quantité d’un coup, mais le fait que la fiche continue de vivre mois après mois.
Trois règles : pas de banque d’images, pas de photos floues, et donnez des noms de fichiers explicites avant l’envoi.
8. Les posts Google
Un post est une petite actualité publiée sur votre fiche. Effet direct sur le classement : faible. Effet réel : il occupe davantage d’espace sur votre fiche, met en avant une offre, et signale une activité récente.
Un post par semaine ou tous les quinze jours suffit. Mieux vaut un rythme tenu six mois qu’un enthousiasme de trois semaines.
Notre ordre de priorité, si le temps manque
1. Catégorie principale · 2. Avis et réponses · 3. Services. Le reste peut attendre le mois suivant.
Ce qui ne sert (presque) à rien
Autant le dire clairement, pour vous éviter d’y passer du temps :
- Bourrer le nom de l’établissement de mots-clés. « Dupont Plomberie Chauffage Dépannage Urgent 91 » : c’est une infraction aux règles de Google, motif fréquent de suspension, et un concurrent peut le signaler en deux clics.
- Ajouter des dizaines de catégories sans rapport avec votre activité.
- Publier trois posts par jour. Aucun effet mesuré, beaucoup de temps perdu.
- Créer une fiche par ville que vous desservez sans y avoir d’adresse réelle. C’est le meilleur moyen de faire suspendre toutes vos fiches.
Comment savoir si vos changements ont servi ?
C’est le point que presque tout le monde saute — et sans lui, vous naviguez à l’aveugle.
- Ne vous fiez pas à vos propres recherches. Vous cherchez depuis votre adresse : vous serez toujours bien placé. Ce n’est pas ce que voit un prospect à quelques kilomètres.
- Regardez les statistiques de votre fiche : appels, itinéraires, clics vers le site, et surtout les requêtes par lesquelles on vous trouve. C’est là que se lisent les vrais progrès.
- Mesurez vos positions par point géographique. Un suivi sérieux vous dit où vous êtes premier, où vous décrochez, et à partir de quelle distance vous disparaissez. C’est ce que nous faisons pour nos clients, avec un tableau de bord de suivi accessible en permanence.
Et rappelez-vous la règle de base : une fiche optimisée fonctionne d’autant mieux que le site derrière elle est cohérent. Les deux se tirent vers le haut — c’est tout le sujet de notre guide du SEO local.
Vous voulez qu’on regarde votre fiche avec vous, sans engagement ? Découvrez notre prestation fiche Google (GBP) ou écrivez-nous : on vous dit en trente minutes ce qui vous bloque.